Quelque chose d’organique et de têtu

Quelques mots qui reviennent sans cesse se transforment en délire. J’ai beau tenter de  trouver des rythmes et des sons, il y a toujours quelque chose qui m’échappe, quelque chose d’organique et de têtu. Comme si j’essayais de faire un travail impossible : ordonner une folie douce.

Mon délire

Mon délire déborde
et j’ai laissé la bonde
de la nuit dans l’évier
du jour inachevé.
Faut-il que je savoure
la dernière seconde ?

Ou la toute première
à entrer dans la ronde.
Le décor est délire
de chair ensanglantée.
Faut-il s’égosiller
pour partager le monde ?

Chaque goutte qui fuit,
la dernière qui tombe
fait baisser le niveau
d’un délire assoiffé.
Faut-il tirer un trait
quand le vin est immonde ?

Dans le noir primitif
mon délire est la sonde
qui fouille mes journées
passées à regretter.
Faut-il attendre tard
que la vie me réponde ?

le dernier réservoir,
le délire qui fronde,
je l’ai laissé filer
les orifices béés.
Faut-il que le mensonge
au fond des bouches fondent ?

Mes mots sont les premiers
dans le calme qui gronde
à partir au hasard
d’un délire singulier.
Faut-il baiser les mains
de la nuit vagabonde ?

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4 réflexions sur “Quelque chose d’organique et de têtu

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