Les nuages

Par un jour de Printemps, je me suis fait la réflexion que si une femme ou un homme des temps anciens revenait sur terre, là où il ou elle a vécu, dans mon quartier par exemple, il ou elle ne reconnaîtrait rien. Tout lui semblerait étrange. Il ou elle chercherait dans le paysage un élément familier et ne le trouverait pas. Sauf peut-être dans le ciel, en voyant passer les nuages. Ces objets qui se transforment sans cesse n’ont pas changé depuis des millions d’années. De ce paradoxe, j’ai écrit le poème que voici :

Comme les nuages

Quand ils reviendront
les gens du premier âge,
tout aura changé,
tout sauf les nuages
ces rêves recommencés.

Ils ne reconnaîtront
rien dans le paysage :
les grandes forêts
parmi les nuages
seront devenues fumées.

Ils invoqueront
un panthéon volage
qui les surplombait,
dédaigneux nuages,
sans jamais leur parler.

Et pourtant ils ont
traversé tous les âges
pour nous enchanter,
enfants des nuages
aux souvenirs effacés.

Pourquoi devrait-on
refermer le passage ?
Tout est transformé
comme les nuages,
ces mondes recomposés.

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