Nimrod

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Pour échapper aux invectives, à la bêtise, aux mensonges, à la haine, j’ouvre au hasard J’aurais un royaume de bois flotté (Gallimard), l’anthologie poétique de Nimrod, poète tchadien né en 1959 et je lis ce poème en prose, sans doute autobiographique :

« Je hais le graveleux, je hais le mélo. Je rêve de m’en aller flâner sur le fleuve le soir. L’air est salubre et des enfants chantent. J’adore les seins des jeunes filles qui se pâment dans l’air libre. Ainsi devins-je poète – en caressant la toison mouillée d’une fiancée qui fut belle à proportion qu’elle fut laide. Ma fiancée est belle d’amour. Senghor traversait le paysage; peut-être est-ce Baudelaire ? Je maternais la conviction d’appartenir au soleil avec un poème sur le bout de la langue… »

Il n’y a pas d’air plus salubre que celui de la poésie. Et cette salubrité, je la souhaite à tous, même aux affreux qui piétinent la beauté du monde.

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5 réflexions sur “Nimrod

      1. Je l’ai découvert alors qu’il était en avant-première d’un des tous derniers concerts de Bashung alors très affaibli par la maladie. Entre deux morceaux il a dit  » Alain m’a dit de vous dire qu’il vous aime ». On n’oublie pas ces moments là.

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