Ville rêvée

Deux textes pour dire mon rapport à la ville, entre rêve et réalité :

1
Je vis à ma mesure : comme un voleur dissimulé, comme un prince en sursis, comme un aliéné en fuite. Avec les premiers froids arrivent les premières larmes et l’émerveillement de la nuit acérée. Le fleuve porte en tourbillon des carreaux de glace où sont emprisonnés les rêveurs imprudents que la mer va briser.
J’ai tout vu, je n’ai rien inventé. Mes rêves, je les disperse à chacun de mes pas. Ainsi, je marche léger. La ville ne sait jamais les solitudes qu’elle porte en elle mais moi je sais exactement ce qu’elle me doit.

2
Un jour de fatigue
dans des rues désertées :
ce n’est pas un rêve,
c’est le réel crevé.

Un point au côté droit
et me vient le remords
de n’avoir pas su prendre
le chemin escarpé.

Dans la montagne froide,
dans la ville surpeuplée,
sur les visages d’hiver,
les chemins sont fermés.

Une pierre sur le cœur
et c’est pire qu’un regret :
je fais la différence
entre le réel mort
et la vie dévastée.

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