Pour traverser l’hiver

Un poème de printemps pour traverser l’hiver :

Sonnet du fleuve

La dernière fois que nous étions près d’un fleuve
– je veux dire un vrai fleuve où plongent les oiseaux –
nous n’avions aucun mot, nos pensées étaient neuves.
J’écoutais le rappel de nos cœurs sans tempo.

Je voulais dans l’instant que le temps nous traverse.
J’avais lâché ta main. J’effilochais les mots.
Les secondes savaient. J’attendais que me perce
ton regard affolé qui ricochait sur l’eau.

Chacun a son miroir : pour le fleuve les nuages,
pour les oiseaux le ciel et pour moi quelques mots
de ta bouche assoiffée. Sauras-tu reconnaître

dans un sursaut du temps la seconde de trop ?
Le fleuve est arrêté mais le ciel se dégage.
Nous marcherons partout où nous pourrons renaître.

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13 réflexions sur “Pour traverser l’hiver

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