L’or des torrents

Il y a quelque temps, j’ai vu un reportage sur l’orpaillage considéré comme un hobby. De paisibles retraités passaient leur temps à chercher des pailles d’or dans le lit des torrents. Cela m’a inspiré un poème, même si je ne cherche pas d’or et qu’une seule seconde est pour moi aussi impétueuse qu’un torrent.

 

L’orpailleur

Je cherche dans les nuages
et jamais dans la boue
le trésor espéré qui me rendra justice.
Si au moins je savais ce que je cherche.

Comme un orpailleur
mais les doigts dans le ciel
et sans autre tamis que mes cils baissés.
Si au moins mes souvenirs luisaient.

C’est une ruée au ralenti :
les premiers rêves s’enlisent
et les derniers ternissent à la lumière.
Si au moins je savais trafiquer la mémoire.

Quand ma posture m’épuise
je tombe et j’éclabousse
ce qui n’est ni le ciel ni les nuages mais rien.
Si à la fin ce que je cherche me trouvait.

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11 réflexions sur “L’or des torrents

  1. Chercheur d’Or

    Ô Toi, Tu sais combien je T’aime
    De cet amour Limon, je suis devenu chercheur d’or
    Raffinement en ce tamis, genoux dans la boue, écorché dans ce décor
    Animé de la foi des passionnés, dans le torrent aux remous extrêmes
    Ne faisant plus qu’un en ce travail à la battée
    Minutie de l’effort pour voir la poussière changée en pur minerai
    Solitaire dans la folie, respirant le grand air et la terre sauvage
    Ne craignant ni bêtes ni morsure du froid qui ravage
    J’ai laissé l’eau gelée, manger mes doigts affamées
    Dans la fébrilité de l’instant, les yeux rivés au tamis
    Attendaient de voir ce scintillement qui brille malgré la nuit
    Sous l’éclat de la lune ma complice, la peau ruinée par les secousses
    Mon cœur désirant voir le miracle enfin venir à la rescousse
    Alchimie de la sueur, de la torpeur, et de l’incandescence
    La boue devenue corps, chaleur qui brave les souffrances
    Irradie de mille feux purificateurs ces moments de labeur
    Frénétiques prières d’un amoureux qui cherche son Bonheur,
    Quand du limon surgit enfin la Lumière, ravissement jusqu’à la mort
    Cri de délivrance qu’arrache la vie à la vue du Trésor
    Toutes les étapes d’un chercheur obstiné qui connaît Sa Destinée
    Ô Toi, tu sais combien je T’ai désiré
    Ô Toi, un homme peut aimer ainsi jusqu’à la folie
    Rêvant de Sa Bien-Aimée Céleste dans le soupir qui les unit
    Aujourd’hui le chercheur d’or invite d’autre à faire ainsi
    Car le Trésor attend tout chercheur de Vie.

    Naïla

    https://ocanocean.wordpress.com/

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