L’esprit ailleurs

En ce début d’année, je me souviens d’un poème que j’avais écrit lorsque j’étais vieil adolescent ou jeune adulte. En le relisant, je m’aperçois que je n’ai pas vraiment changé. Je ne me sens pas à ma place au milieu d’une fête et si le corps y est, souvent l’esprit part ailleurs.

Loin des noceurs

J’ai l’estomac rempli
des résidus de fêtes,
des réveillons bateleurs
arrosés de conquêtes,
liqueurs et eau-de-vie.

J’ai la tête matraquée
aux lumières de janvier,
feu géant éphémère
mille fois écartelé
dans Paris grand ouvert.

J’ai l’esprit aéré
par le froid des rues
d’une ville préoccupée,
vent glacial imprévu,
nocturne et agité.

Mais j’ai le cœur ailleurs :
loin des diners paillards,
bruyants et impudiques,
mangeards et alcooliques,
bien trop loin des noceurs.

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17 réflexions sur “L’esprit ailleurs

  1. Chose certaine, le poète y était déjà.
    Faut croire donc que ça se travaille, mais que ça ne s’invente pas.
    Pour le reste… s’il s’était dit un grand noceur le poète, j’en eus été plutôt surprise.
    Mais qu’il dise plutôt le contraire… ni ne détonne ni ne m’étonne!

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  2. Je me retrouve vraiment dans tes mots et tes sensations très justement décrites. Jamais été très doué pour les fêtes organisées, comme je n’ai jamais non plus été très amateur de celles-ci, je ne souffrais pas trop de m’en sentir exclu.

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