Une autre fête du feu

En écrivant ce poème, je pensais à la fête du feu, cette fête iranienne d’origine préislamique mais tolérée par le pouvoir. Dans les rues et sur les places, un feu symbolise l’année qui s’achève et reprend. Les gens sautent au dessus en prononçant des vœux. Mais ce nouvel an iranien se célèbre en mars au moment du renouveau de la nature plutôt qu’en fin d’année civile. N’empêche, la symbolique du feu vaut bien notre décompte de secondes du 31 décembre vers minuit.

Le feu de l’allumette

Deux mil quinze, seize, dix-sept ?
Qu’est-ce que je vais retenir ?
Jamais la folie ne s’arrête,
toujours continue le désir

de voir le feu de l’allumette
s’éteindre pour mieux repartir
dans le brasier d’une autre fête
que rien ne pourra obscurcir.

C’est dans nos yeux que se reflète
l’éclat d’incendies à venir :
toute colère se répète,
aucune joie ne veut finir.

Ici, ailleurs, l’ombre projette
sur nos écrans son froid empire.
L’année seize verra peut-être
la lumière nous revenir.

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8 réflexions sur “Une autre fête du feu

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