Venezuela, dernier poème

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Voici mon dernier poème du Venezuela. J’y ai passé trois semaines cet été. J’ai voulu parler d’un de ces moments où il ne se passe rien, où le temps se dilate, où il n’y a rien à faire.

En attendant

En attendant, je photographie une pierre et une montagne.
La pierre est peinte : une jument blanche
indique l’entrée d’une ferme.
La montagne se découvre le temps du passage d’un nuage.

En attendant, j’écoute la fuite du torrent
et la cadence de l’aiguille d’un réveil de poche.
Les chiens se sont assoupis.
Les colibris ont disparu.
Je fais encore une fois le tour du jardin.

En attendant, je me souviens
que le limon de l’ennui est fertile.
Le soleil se dévoile.
Au bruit de la moto, l’angoisse s’évanouit.
C’était une belle journée.
Il n’y a rien eu à faire.
J’ai oublié ce que j’attends.

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