5 brefs poèmes + 1

Voici quelques brefs poèmes de fin d’été et de début d’automne. La date fait partie du texte. Je termine cette série avec un poème plus ancien, récemment retrouvé.

1
Un baiser, Porte dorée.
Les portes se referment,
L’étincelle s’éteint.
Et si c’était le dernier ?
Le 22 aout 2015.

2
27 aout 2015,
c’est un jour ordinaire
pour tous
sauf pour ceux
qui espèrent un rivage.

3
Il y a la journée ordinaire
et l’autre, affolante – rivière et forêt.
Laquelle est la vraie ?
Le 28 aout 2015.

4
Trop d’images, trop d’écrans
et rien pour me nourrir.
Il faut que je sorte,
que j’échange un sourire,
le 7 septembre 2015.

5
Une vague après l’autre
jusqu’à perdre pied.
Je ne suis qu’un nageur d’automne
sur cette plage presque vide,
le 24 septembre 2015.

6
Un poème par jour
ou un par battement de cœur ?
Le 9 novembre 2006.

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12 réflexions sur “5 brefs poèmes + 1

  1. Pardon pour le procédé décalé, mais je m’en voudrais d’occuper inutilement l’espace du commentaire du tout frais « Je vieillis »! Un simple clin d’œil car la même question m’a traversée voici quelques jours:

    7 / 7

    là dans les plis du matin
    je retrouve un peu de la poussière d’hier
    mais pas de la poussière du jour
    elle ne s’est pas déposée encore
    ou bien c’est la même chaque jour
    celle qui s’envole celle qui s’ajoute
    qui tourne en boucle

    ainsi dans les plis du matin
    je me retrouve un peu celle d’hier
    mais pas celle du jour
    je ne me suis pas encore
    déposée pour la journée
    ou bien suis-je la même à chaque instant
    celle qui disparaît celle qui revient
    qui s’ajourne parfois
    accumulée dans le présent

    Aimé par 1 personne

    1. Il n’y a aucun problème à publier ce commentaire dans « Je vieillis ». Au contraire, tous les visiteurs pourraient apprécier votre texte. Moi aussi, je me demande « suis-je (le) même à chaque instant ? « . Même si je me réfère plus facilement à l’eau qu’à la poussière. L’écoulement du temps est une source inépuisable d’étonnement.

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    1. Oui mais pour moi aucune notion, aucun objet, aucun mot n’est plus poétique qu’un autre. Au contraire, j’ai tendance à me méfier des grandes envolées. Pour parler du temps, on peut aussi utiliser la date de péremption d’un pot de yaourt ! Rien n’est trivial si on sait y faire…

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  2. C’est exact, tous les mots sont disponibles. Même l’enjeu est là, où l’on ne l’attend pas, faire d’un mot ordurier une parcelle de poésie par exemple, me fait toujours envie!
    Grande, petite envolée… pourvu que ça vole!
    Parler du temps autrement, il me semble que c’est ce que vous faites avec ces « 6 brefs poèmes + 1 ».

    Aimé par 1 personne

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