dernier poème avant la pause

Comme pour tous les écrivains, écrivants et écrivaillons, mon rapport à l’écriture pose problème. J’ai commis des dizaines de textes sur la question (Pourquoi avoir commencé ? Pourquoi continuer ? Pourquoi faire ?) et ce poème n’en est qu’une prolongation sans réponse :

Fous, fols, furieux

Il y a des fous qui tamisent
des heures et des heures entières
le fond des rivières
pour trouver un grain d’or.
Moi je cherche dans chaque jour gris
un moment, un geste, une éclaircie
pour commencer à écrire.

Il y a des fols qui s’embrassent
– chaque seconde vaut une vie entière –
pour atteindre quoi ?
L’osmose ou l’harmonie ?
Moi je garde en bouche un baiser
ancien et son souvenir me dit
qu’il faut continuer à écrire.

Il y a des furieux qui brûlent
les trésors de la terre entière
consciencieusement pillée
et les cendres sont légères.
Moi je trouve par hasard l’échappée
que j’ai longtemps inventée
pour arrêter d’écrire.

Pendant quelques semaines, ce blog va prendre une pause. Merci à tous les visiteurs et abonnés de l’avoir suivi. La publication reprendra à la fin de l’été. Bonne lecture et belle vie à toutes celles et à tous ceux qui sont passés par ici.

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13 réflexions sur “dernier poème avant la pause

  1. Comment ça pour quoi faire ?… Très beau poème, à la terrible dernière phrase, où quelque chose rassure néanmoins. Je sais que vous reviendrez.
    Echappez-vous dans l’été !

    J'aime

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