un penchant pour le désespoir

J’ai, comme tout le monde je crois, un penchant pour le désespoir. Il m’arrive de penser que toute situation est gravissime, que la vie n’a aucun sens, que le monde va à sa perte. Il m’arrive même de me délecter de ces opinions ou de ces constats. Mais, étant d’un naturel optimiste, ce désespoir ne fait que me traverser, en me laissant juste le temps d’écrire un poème comme celui-ci :

Le grand plongeon

J’aime beaucoup les apocalypses
quand tout se dérobe sous nos petits pieds.
Les sourires se figent, elle va me manquer
cette source vive qui me nourrissait.

Je me délecte de cataclysmes :
parmi les débris de nos habitudes,
dans l’œil du cyclone où je suis planqué,
je vois virevolter toutes nos certitudes.

J’attends le début de la fin du monde,
du jugement dernier, les premières secondes,
quand mon vrai visage sera démasqué,
que j’exploserai d’une peur furibonde.

Je tangue au bord du grand précipice
retardant à peine l’instant du plongeon.
Comme la fin est simple, comme la vie est triste,
cul par-dessus tête dans le trou sans fond.

Publicités

2 réflexions sur “un penchant pour le désespoir

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s