sur le sommeil

Voici trois courts poèmes sur le sommeil : ce qu’il offre, ce qu’il ouvre, ce qu’il recouvre, à condition de le trouver.

1
Qu’il s’ouvre le sommeil :
j’ai glissé sur la Seine,
le brouillard me couvrait.
Qu’il s’écarte et se referme :
un battement à peine,
dans l’incertitude du repos.

2
Le sommeil bouge,
s’ouvre et s’écarte :
il y a une place manquante
quelque part qui m’attend
ou bien ici même
je serai à ma place
au moment
où j’ouvrirai les yeux.

3
Guetteurs rouges,
les chiffres scintillent.
La nuit se détourne,
le sommeil me cherche
et je ne le trouve pas.
Je me demande s’il me reste
quelque part
une goutte
de pensée magique.
Chaque seconde
est la dernière,
ou pas.

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