incrédulité

A force de regarder des écrans, on finit par être surpris de croiser son reflet dans une vitre. Surprise ou plutôt incrédulité lorsque découvrant mon visage, je dois admettre qu’il s’agit bien de moi. A défaut de connaître l’autre côté du miroir ou de comprendre l’architecture des visages, je propose deux poèmes incrédules écrits à quelques années d’écart. :

Reconnaissance

On se connait ?
Enfin un visage sans écran
me regarde.

Mais c’est mon reflet
au détour d’une vitre
qui s’affiche.

Je devrais sourire,
dire re-bonjour,
l’écran est trompeur.

Vraiment sans écran
est-ce toujours moi
qui cherche un visage ?

Ou bien dire : regarde
l’exact reflet,
tu te reconnais ?

Le miroir recule

Je remarque à l’instant
l’étrangeté de mon visage.
A quelles blessures sont dues
mes cicatrices ?

Cette peau, j’ai peur
de ne savoir ni la quitter
ni la défendre ni la crever
ni en changer.

Désormais, matin et soir,
j’interroge le miroir
mais impassible, il recule
dès que j’approche.

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