l’autre moitié

Pas besoin de calendrier pour savoir que le printemps approche. Les jours rallongent, le soleil est plus chaud. On sort en promenade, on laisse derrière soi les idées noires. Mais dans ce « on » qui nous constitue, il y a peut-être une autre personne qui regrette l’hiver, le ciel gris, la saison des tristesses. Quelqu’un qui occupe la moitié du ciel.

La moitié de moi-même

Allongé sur mon lit
je regarde le ciel
et je me laisse aller
à traverser la ville
seul et accompagné
par la moitié de moi-même.

Le retrait de l’hiver
s’annonce dans des signes :
les chats sont moins furtifs,
les oiseaux s’organisent.
La moitié de la ville
recommence à s’ouvrir.

La journée toujours grise
se brise et laisse fuir
la moitié des rumeurs
qui quadrillaient la ville :
le soir peut s’infiltrer
et couler dans les rues.

La distance instinctive
entre deux rêveurs
se réduit de moitié
mais personne ne se touche
de peur de provoquer
l’évanouissement du ciel.

La fatigue me divise :
je voudrais renoncer,
la moitié de moi-même
préfère continuer.
L’extrémité des villes
n’est pas à ma portée.

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