petite déprime

J’ai écrit ce poème un jour de déprime assez banale où j’avais l’impression que toutes mes actions (et même mes pensées) étaient vouées à l’échec, tout en ayant encore assez de lucidité pour reconnaître le plaisir que j’avais à me dénigrer. Pour en faire quelque chose, je n’avais qu’à jouer avec les mots, à les balancer du tout au rien, à contenir ma petite déprime dans cet exercice avant de passer à autre chose.

Faire foirer

Tout ce que je fais foire,
rien de ce que je dis n’arrive,
tout ce que je tente échoue,
rien ne m’arrive jamais.
Tous mes échecs tentent
de se refaire à la foire
du dit dédit par les faits vrais.
Malchance, le hasard arrive
quand le bonheur fuit
et le faux se mélange au vrai :
rien équivaut à toujours,
tout équivaut à jamais.
Et ma vie vide de faits ne fait
qu’obéir à la loi du genre :
n’apprendre rien de ses erreurs,
garder toujours un peu d’espoir.
Mais tout ce que je fais foire.

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