eau vive

Parmi les bonheurs simples, essentiels et finalement rares, je place en tête de liste la baignade en eau vive, à la fin de l’été. Mais ce n’est qu’après coup, calfeutré dans l’hiver, que j’y vois une signification.

Baignades

Nager en mer Méditerranée
une fin d’été,
attendre le soir pour toucher terre.
Dormir dans une grotte
et voir voler des chauve-souris.
C’était en Ithaque :
une baignade et une nuit.

Nager dans l’eau vive d’Ardèche
une fin d’été
sous un pont en pierre presque
d’un autre âge.
Voir les reflets sur la voute,
scintillantes énigmes :
croire à la langue des signes.

Nager dans l’eau glacée,
une fin d’été,
entre les rochers ronds et énormes
d’une piscine naturelle du Tarn.
Taire un secret,
enfin se dire :
le monde est déchiffrable.

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