Omar et Charlie

Ces derniers jours, il est difficile de tenir un blog. Quel texte publier  qui ne soit dérisoire ? L’art de la dérision fut chèrement payée par les dessinateurs de Charlie Hebdo et par toutes les autres victimes. On peut penser que la vie même est dérisoire par sa fragilité. Cette prise de conscience rend l’instant présent encore plus intense. Ce quatrain (ou Roubayat) d’Omar Khayam, poète et savant persan du onzième siècle évoque la fragilité de la vie mais aussi la nécessité impérieuse d’en jouir.

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Cette chair, ce costume corporel, c’est rien !
Cette enceinte, cette voûte tentière des cieux, c’est rien !
Fais la fête ! dans ce tintamarre de vie et de mort
Nous ne tenons que par un souffle, et ce souffle c’est rien.

Les éditions Gallimard proposent un recueil de ses Rubayat , traduits par Armand Robin, avec une préface érudite et sensible d’André Velter dont j’extrais cette phrase : « En homme libre, il dit sans forcer la voix que Dieu est une hypothèse nullement avérée et que ceux qui prétendent agir en son nom et imposer sa loi s’apparentent à de sinistres imposteurs ».

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2 réflexions sur “Omar et Charlie

  1. Bon jour,

    Ce quatrain me fait penser aux paroles de Moustaki :
    « Nous avons toute la vie pour nous amuser
    Nous avons toute la mort pour nous reposer »

    Je note le recueil et vais voir pour le procurer.

    Max-Louis

    J'aime

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