L’ivresse légère de l’instant

Voici un texte qui aurait pu être une chanson s’il avait trouvé une musique et une voix. Finalement, ce n’est qu’un poème :

L’ivresse légère de l’instant

Je veux, j’attends et j’espère
un peu de fraîcheur dans l’air.
J’espère, je veux et j’attends
l’ivresse légère de l’instant.

Le soir avance et recule
comme un rêve de funambule.
Le soir avance et descend :
caresse légère de l’instant.

Je veux, je prends et je laisse
un peu d’alcool de tristesse.
Je laisse, je veux et je prends
l’ivresse légère de l’instant.

Midi, minuit s’éternisent.
Le temps desserre son emprise,
s’éternise et s’autodétruit :
caresse légère de l’ennui.

Je veux, j’entends et j’écoute
la fête au bord de la route.
J’écoute, je veux et j’entends
l’ivresse légère de l’instant.

Mon cœur aspire et expire
une vie gorgée de désirs,
une vie qui garde en suspens
le sang vivant de l’instant.

Je veux, je sens et je touche
ce qui s’approche de ma bouche.
Je touche, je veux et je sens
l’ivresse légère de l’instant.

Ma bouche qui bientôt se ferme.
après le festin, le terme
à toute offrande du présent :
agonie légère de l’instant.

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