Paris

Je suis fier d’être né à Paris et désolé de ne pouvoir y vivre. La ville est trop devenue trop chère, trop hautaine, trop froide pour que j’y sois désormais à ma place. je ne peux que la traverser, la visiter, l’interroger sans vraiment la comprendre.

j’ai commencé ce poème de la même manière que dans « Premier jour » en m’apercevant après coup que le premier vers était un alexandrin.

Paris

C’est ici que peut-être je finis ma vie :
dans ma ville natale impossible à renier
malgré qu’elle m’ignore et simule l’amnésie,
le doigt sur un écran où le rêve est piégé.

Je suis parti, je crois, très loin de mon enfance.
L’illusion s’échappe des vivants exténués.
Je trouve sans chercher toute correspondance.
Le jour à peine ouvert est déjà refermé.

Dans le métro bondé de nuits particulières
je traverse, étonné, les instants silencieux,
le regard détaché quand s’ouvrent les portières,
la dérive du ciel morcelée dans nos yeux.

Je remonte à l’air vif dans le jour de décembre.
Je ne me souviens pas où m’emmènent les rues
ni le matin suivant, je me laisse surprendre.
Je découvre toujours ce que toujours j’ai vu.

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