Premier jour

Il y a quelques mois, j’ai écrit ce poème, dans le sud de la France, très rapidement. Ce fut pour moi l’occasion d’écrire à nouveau et de croire que cette expression m’était encore nécessaire.

Premier jour

C’est ici que peut-être je finis ma vie.
La vieille habitation de ma fatigue s’écroule :
trop d’inertie, de nourritures riches, d’écrans.
A qui va profiter l’ouragan et l’accalmie ?

Idées noires, idées grises, idées blanches avant le sommeil :
se sentir utile malgré l’indifférence totale,
passer une journée entière à creuser la terre.
Les années reviennent : le temps est comme la glaise.

Cela me fait penser au premier jour de printemps.
Tu dois donner ce que tu vas trouver.
Ce que je vais trouver, je dois le formuler.
Qui en voudra ? Qui va s’approcher ?

Un jardin qui s’organise et se libère :
le dernier oiseau attentif sur une branche.
Je profite du soleil, demain je serai loin.
C’est la bonne époque, le soleil murmure le temps.

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